Avant de commencer, tu dois savoir quelques petites choses sur moi.
 
Je m’appelle Sylvie Bulot (Vivie pour ma famille et mes amis). 
La première crise de remplissage, de “boulimie” dont je me souvienne j’avais 7 ans.
La dernière beaucoup, beaucoup moins violente j’en avais 42 . (Je te laisse faire le calcul)
 
Entre les deux, j’ai craqué des millions de plaques de chocolat, paquets de gâteaux, viennoiserie, beignets (bien gras) au chocolat, paquets de bonbons multicolores, paquets de chips et saucissons secs :-)
 
J’ai mis beaucoup de temps à comprendre.
Pourquoi?
Parce que dans les années 80, 90 et même 2000, on ne parlait pas librement de boulimie, hyperphagie, il a fallu que je trouve “toute seule”.
 
Parce que on me disait que je n’avais pas de volonté, du coup je me disais aussi que je n’avais pas de volonté!
 
Ça vous parle, le manque de volonté?
 
Avant d’aller plus loin, il est important que j’insiste sur un fait :
L’alimentation n’est pas qu’une question de volonté.
 
Sinon, tu ferais un régime, tu perdrais du poids et basta, on n’en parlerait plus jamais!
 
Au contraire, après un ou deux régimes tu tombes dans des compulsions alimentaires.
 
Cette compulsion je l’ai vécue dans la boulimie, la boulimie vomitive, puis l’hyperphagie.
Enfant, j’ai volé dans les magasins, dans les portes monnaies pour acheter de quoi “subsister” émotionnellement. 
 
L’année de mes 15 ans, a été un tsunami dans plusieurs domaines de vie, et m’enfonce dans un état “dépressif”. Je mettrai des années à m’en remettre!
 
A 21, j'achète ma première supérette, c’est tellement pratique quand on est boulimique, LOL. Là, je commence les alternances régimes/crises. 
 
Je vois des diététiciens, je fais TOUS les régimes possibles et imaginables. Je fais même du sport à haut niveau. 
 
Chaque matin , je me lève en me disant
“Aujourd’hui, ça va le faire, je le sens bien là, je vais faire attention”
 
Et en fin d'après-midi, en début de soirée (voir avant) je craquais, en cachette, compulsivement, avec une tonne de culpabilité et de honte, sans comprendre pourquoi. 
 
Pourtant,  j’avais pris un petit-déjeuner et un déjeuner équilibrés, j’avais bien fait attention aux calories que je mangeais, j’avais bien fait attention à ne pas manger de produits sucrés.
Qu’est ce qui n’allait pas chez moi?
 
La balance voit passer 40 kg en 2 ans!
 
Mais au-delà du poids, c’est mon humeur qui change, je ne me reconnais plus. Je pleure pendant 6 mois, je ris les 6 mois suivants. Un médecin généraliste me déclare alors maniaco-dépressive (bipolaire).  C’est 12 ans après qu’un psychiatre me dit qu’il n’en est rien.
 
J’ai mes 2 garçons, mes 2 pépites d’Amour, à 2 ans d’intervalle, tout en continuant à travailler 70 h par semaine, et en prenant “quand même” 5 jours d’arrêt lors de chaque accouchement. (les 5 jours à la maternité quoi!)
 
Je me laisse marcher dessus par mon mari de l’époque. 
Je suis tellement mal que je lui laisse le pouvoir sur ma vie, sur mes décisions.
Sourire en caisse à 600 personnes par jour en alternance avec mes crises vomitives,  me demande tellement d’énergie, que je ne suis tout simplement pas capable d’avoir mon propre arbitre.
 
Je suis dans une spirale infernale, dans un mode pilote automatique dont je n’arrive pas à sortir et dont je ne peux même pas imaginer le bout du quart d’un tunnel.
Fin des années 90, je découvre dans un entrefilet de magazine, que je ne suis pas seule, que je souffre de boulimie et qu’à Paris (280 km de chez moi) une gestalt thérapeute aide les femmes comme moi. 
Je commence alors cette thérapie, je VEUX m’en sortir!
Je n’en peux plus de souffrir, j’ai déjà fait une tentative de suiscide.
 
Malheureusement, la thérapeute me prend “en grippe”, ( elle n’avait pas fini sa formation , je l’ai su après) dès le début, elle me dit texto:
“Toi t’es grave, je ne sais pas si on va pouvoir faire quelque chose avec toi !”
 
Mais comme avec mon mari qui me rabaisse en permanence depuis déjà 10 ans, je reste pendant 3 ans 1 week-end par mois.
 
J’apprendrai plein de choses sur moi et ma communication, j’apprendrai à m’affirmer davantage mais ce “quelque chose "en moi de brisé, l’est toujours, et les crises ne diminuent pas. Je pèse 145 kg.
 
Je me fais poser un anneau et une sleeve (diminution d’une partie de l’estomac par agrafage) début des années 2000, les premiers ceux qui demandaient une incision du muscle et qui nécessitait 3 mois de repos. Je reprends le commerce 3 semaines après l’opération.
 
Je continue à me faire vomir, ça ne plaît pas à l’anneau et il faut me le retirer en urgence au bout de 3 ans.
Je pèse 76kg, je suis belle, alors...je devrais être heureuse non?
 
Bein non, toujours pas!
Le chirurgien me propose un by pass je refuse, maintenant que je pèse 76kg, je ne vais plus regrossir (je vais juste continuer a me faire vomir, tu  crois quoi) !
 
Très rapidement, je remonte à 145kg (lol) tout en me faisant vomir, je préfère ne pas calculer les calories journalières, c’est carrément indécent!
 
Mon mari n’en peux plus, je le dégoute. Hey, c’est mon corps qui t'intéresse ou mon coeur?
 
Je rencontre un autre homme, qui lui m’accepte avec mes 145 kg et qui me VOIT VRAIMENT! C’est la première fois de ma vie que je connais et ressens cela .
 
C’est la fin de mon premier mariage, enfin je m’affirme!
 
Enfin je souris, mon plus grand fils, alors âgé de 8 ans me diras , quelques semaines après la séparation:
“Maman, c’est marrant, tu rigoles tout le temps maintenant”
 
Oups la claque!
Ca, ça veut dire qu’avant je ne rigolais pas, okay.
 
C’est le moment où ma culpabilité de les avoir séparés de leur père une semaine sur 2, me quitte!
 
C'est  le moment où, je prends conscience qu’il vaut mieux avoir des parents séparés et heureux, que ensemble et malheureux.
 
Mes crises ont bien diminué, mais je n’arrive pas à perdre de poids, les régimes fonctionnent mais je reprends toujours plus que mon poids
Après moults hésitations, je décide de me faire opérer d’un by-pass fin 2008.
 
Et là c’est le drame!
J’attrape un staphylocoque doré à l'hôpital je devais y rester 4 jours , j’y resterai 4 mois.
Je reste “ couchée” 4 ans.
Il me faudra 10 ans pour ne plus avoir mal quand je respire!
 
A la fin de la première année, le chir m’envoie un questionnaire de satisfaction genre
"Alors? Heureuse?”
Euh...non, j’ai mal et je pèse encore 95kg.
Voici sa réponse
“Venez vous faire réopérer, lors de votre opération je vous ai enlevé 15 cm d’intestins, aujourd’hui on peut en enlever 30cm “
 
Que nenni !
Je suis tellement mal que je remonte à 120kg, je ne bouge plus, j’ai mal partout, je ne fais que pleurer . Le docteur se demande si je n’ai pas la sclérose en plaque mais non c’est juste de la fibromyalgie.
 
Je me renferme sur moi même, on me diagnostique agoraphobe, je ne sors plus. J’ai tout le  temps des vertiges, malaises et vomissements.
 
Je n’ai plus de crises de remplissage intempestif mais je ne résiste pas au sucre (et à l’ennui) et notamment sur les schtroumpfs, vous savez ces jolis bonbons bleus goût framboise. ;-)
 
Alors je décide de me former sur internet pour passer le temps, un fois allongée dans le fauteuil, une fois dans le lit avec une bassine à côté de moi pour les vomissements (style crise de foie permanente)
 
Je me forme à la sophrologie, j’en ai fait pour moi dans les années 90 j’avais beaucoup aimé.
 
Et là, je découvre que ça me plait vraiment, au travers de cette formation je comprends que j’ai toujours eu envie d’aider les autres.
Je me forme au coaching (toujours couchée) et à la PNL, je vais de révélations en révélations.
 
Et là, je comprends 
Je comprends que ma vie est entre MES mains. 
Qu’en fait tout ce qui se passe dans ma vie, c’est MOI qui le crée!
 
Et que ma vie dépend de mes choix et de ma manière de percevoir le monde.
 
Alors, JE DECIDE. Je décide d’aller mieux.
 
Je pose l’intention ferme et définitive de m’en sortir.
 
Après tout, je suis passée à côté de la mort en 2008, c’est comme si une autre chance m’avait été donnée.
 
En 2012, avec tous mes certificats en poche, je décide de me former “pour de vrai”.
 
Pour de vrai ? 
C'est-à-dire de rencontrer d’autres sophrologues et coachs, j’ai la théorie et j’ai besoin de la pratique maintenant.
 
Je vais ENFIN vivre .
Rencontrer l’AUTRE, celui qui m’avait fait tellement peur.
 
Alitée, j’ai appris à mieux me connaître, à me comprendre et surtout à M’AIMER
 
J’ouvre mon cabinet de sophrologie en centre ville, pour communiquer ma résilience. Donner un espoir.
 
Très vite, je prends conscience que je connecte avec un public en particulier.
 
Mon public favori , ce sont ces femmes qui me disent se sentir stressées , coincées dans ce qu’elles vivent , dans leur job, dans leur couple, dans leur corps
 
Tiens tiens, ça ne serait pas un peu mon histoire?
 
Alors je reprends mes études, je sens que je ne suis pas assez “pointue” dans mon savoir,  je décide d’approfondir mes connaissances pour aider ces femmes là en particulier.
 
Je me forme à 
-la psychologie
-la psychologie positive
-la communication: PNL, AT, Process Com
-la nutrition
-les neurosciences
-la naturopathie
 
Je rencontre des personnes EXTRAORDINAIRES !
Des passionnées, chacunes dans leur domaine, j’apprends d’elles chaque jour, et je me découvre davantage.
Je me crée un réseau d’amis, de thérapeutes, de coachs en France, en Suisse, en Belgique, en Espagne, au Portugal et beaucoup au Québec.
 
Je ne suis plus jamais seule et grâce à la compréhension de moi, je n’ai plus peur de l’autre.
 
JE VIS!
 
Je pèse 76 kg, je ne fais plus de régime et je me sens bien.
 
Les gens viennent de loin pour suivre mes séances de groupe et se libérer de leurs compulsions alimentaires. Certaines feront plus de 2h de route.
 
En 2019, la cousine d’une cliente qui habite à 1000 km de là, me dit que c’est dommage que je ne sois pas sur internet.
 
Alors doucement, timidement je lance mon site et mes premières offres sur le web.
Je découvre un nouvel univers plein de possibles (trop de possibles? LOL) surtout quand on est multi potentiel. 
 
Et je rencontre Annabelle, mon assistante aujourd’hui, elle aime mon projet, elle a envie de m’aider.
Je rencontre aussi Karolyne de Québec qui me fait faire mon premier Live sur FB, elle viendra en France 2 fois pour faire des conférences dans mon centre de bien être.
 
Internet commence à me référencer, Google devient mon ami.
 
Et la crise de COVID “tombe”. 
Je pense tomber avec, et il se produit quelque chose de stupéfiant!
 
Les femmes prennent conscience (encore plus qu’avant) qu’elles n’en peuvent plus de vivre comme elles le faisaient jusqu’à maintenant!
 
Elles prennent conscience que leurs crises de compulsions alimentaires ne viennent peut être pas QUE de leur alimentation, que voir des diététiciens et des psy, ça ne suffit peut être pas.
 
Mes consultations individuelles sur Internet se multiplient par 5, jusqu’à ce que je n’arrive plus à faire face.
 
Il est temps pour moi de re-proposer du groupe mais cette fois-ci sur internet.
 
Je lance le programme Manger En Paix, entièrement en ligne sans trop savoir comment il va être perçu. 
 
C’est un franc-succès! Mieux, je rencontre des femmes merveilleuses et par caméras interposées nous créons des liens très forts.
 
J’aurais l’occasion d’en rencontrer quelques-unes lors d’un de mes passages à Paris en juin 2021.
 
Quel plaisir! 
Quel plaisir de les prendre dans mes bras et de leur dire “en vrai” combien elles sont formidables! De les voir se libérer de leurs troubles alimentaires et se réaliser, reprendre le pouvoir de leur vie.