Le psychodrame : 3 grandes phases pour mieux se comprendre

Sais-tu ce qu’est un psychodrame ? Et si je te disais que les psychodrames ont mauvaise réputation mais qu’ils ont, en vérité, le pouvoir de t’aider à te libérer des troubles alimentaires ? 

C’est ce que je te propose de découvrir dans cet article ! 

Après tout, ce serait dommage de passer à côté d’une technique qui a fait ses preuves ! 

Je vais donc t’expliquer : 

  • C’est quoi un psychodrame ? 
  • Pourquoi utiliser le psychodrame dans les troubles alimentaires ?
  • Les 3 grandes phases du psychodrame

C’est quoi un psychodrame ? 

Pour commencer, je te propose de faire un point sur la définition du psychodrame. 

# La mauvaise réputation du psychodrame

Dans le langage courant, lorsque l’on dit que quelqu’un est en train de faire un psychodrame, cela signifie que cette personne sur-réagit face à une situation donnée. En d’autres termes, “elle fait toute une histoire pour pas grand chose”. 

Cette compréhension est la plus répandue et a donné, au fil des ans, une bien mauvaise réputation à cette notion ! 

Et pourtant… On est bien loin du compte ! En réalité, la définition des psychodrames est toute autre. 

# Psychodrame : la définition du Larousse

Si l’on se réfère à la définition donnée par notre très cher Larousse, le psychodrame, inventé par le sociologue Jacob Lévy Moreno, renvoie en vérité à une “représentation théâtrale, sous la direction d'un thérapeute, d'une scène vécue ou imaginaire, destinée à extérioriser les ressorts d'un conflit que le sujet réactualise dans sa relation avec les autres acteurs de la scène”. 

Alors dit comme ça, ce n’est pas évident à comprendre mais, pour parler simplement, il s’agit d’une psychothérapie du jeu. On se met en scène pour parvenir à comprendre et surmonter une vieille blessure. 

Pourquoi utiliser le psychodrame dans les troubles alimentaires ? 

S’il s’agit d’une méthode ludique, il faut savoir que le psychodrame n’est pas réservé uniquement aux enfants et adolescents ! Il peut tout à fait être utilisé chez l’adulte (mais après tout nous sommes de grands enfants), et notamment dans les troubles alimentaires. 

# La source caché des compulsions alimentaires

Tu te demandes en quoi le psychodrame peut être utile pour te libérer de tes compulsions ? C’est très simple ! 

Les troubles alimentaires sont le symptôme d’un mal-être plus profond. Pourtant, de façon consciente, il peut être extrêmement difficile de comprendre de quoi il s’agit. La personne qui souffre de TCA n’arrive pas à mettre de mots sur sa douleur tellement elle a pris l’habitude de faire taire ses sentiments avec l’alimentation. 

Le psychodrame va permettre d’analyser les déclencheurs sous-jacents de la compulsion. 

# Les bénéfices du psychodrame

De façon générale, le psychodrame va favoriser : 

  • Une libération de la créativité
  • L’accès à l’inconscient
  • La résolution des conflits en changeant de perception sur les faits
  • L’expression d’une souffrance interne, qui peut parfois se faire de façon violente.

De façon ludique, ce type de thérapie permet de comprendre l’origine de la compulsion, mais également de prendre conscience des ressources cachées de la personne. En effet, lorsqu’elle se met en scène dans un autre rôle qu’elle-même, la personne réalise qu’elle est capable de réagir différemment de ce qu’elle fait d’habitude.

Les 3 grandes phases du psychodrame

Un psychodrame se déroule en tête à tête avec un thérapeute et va reposer sur trois grandes phases qui peuvent se répéter. 

# Première phase : découverte de l’événement bloquant

La première phase consiste en un échange neutre entre le thérapeute et son patient. Durant ce premier échange, la personne raconte une scène qui lui semble importante et dans laquelle elle a la sensation d’avoir réagi de façon inadaptée. 

Le thérapeute pose des questions pour approfondir sa compréhension de ce qu’il s’est passé de façon précise :

  • les personnes concernées,
  • le contexte,
  • l’endroit,
  • etc… 

# Deuxième phase du psychodrame : mise en scène

Une fois la première phase du psychodrame terminée, le thérapeute rejoue la scène avec la personne en prenant tour à tour les différents points de vue des protagonistes présents au cours de l’événement.

Ce jeu de rôle permet d’apporter différents angles de vue dans la compréhension de la situation. Après tout, il n’y a jamais qu’une seule façon de voir les choses. La personne peut ainsi augmenter son niveau d’empathie - au lieu de rester bloquée sur une version des choses - mais aussi prendre conscience de sa juste place dans la relation qu’elle entretient avec les autres mais aussi avec elle-même. 

Pour pouvoir faire ce travail dans de bonnes conditions, le thérapeute utilise de nombreux outils tels que la Programmation Neuro-Linguistique, l’Analyse Transactionnelle ou encore la Communication Non Violente. 

# Troisième phase : la réaction 

La dernière grande phase du psychodrame correspond au moment où la personne exprime une émotion face à la situation (rire, pleurs, colère ou même lapsus…). A ce moment précis, le thérapeute et la personne marquent un temps de pause et d’introspection pour comprendre ce que l’inconscient vient de faire remonter à la surface. 

Chaque phase de réaction va être importante car ce sont elles qui permettent de retirer les couches qui conduisent à l’origine du problème. Une preuve de plus que toute émotion, même négative, a son importance et doit être comprise ! 

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Ce type de technique est très efficace mais ne peut être utilisée seul.e. Elle reflète deux grandes idées que je mets en avant de façon régulière : 

  • La première, c’est qu’on ne doit pas hésiter à faire appel à des professionnels formés et compétents. C’est souvent difficile de demander de l’aide, surtout quand on a honte d’avouer que quelque chose ne va pas, mais les troubles alimentaires sont bien souvent liés à des douleurs enfouies trop profondément pour pouvoir s’en libérer seul.e. 
  • La seconde, c’est qu’il est important de ne pas négliger le pouvoir de notre subconscient. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas conscience des choses qu’elles n’ont pas d’influence sur nous. Cela fonctionne pour les croyances limitantes, mais c’est également vrai dans le cadre de nos compulsions. Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas ce qui bloque de façon consciente, qu’il n’y a rien qui bloque !

Et si, vraiment, vous ne vous sentez pas encore prête à solliciter un accompagnement, faites le premier pas vers vous-même en rejoignant mon groupe Facebook ultra privé : https://www.facebook.com/groups/stopalobsessionalimentaire

 

Vous y découvrirez tout un tas de conseils pour vous aider à vous libérer des troubles alimentaires, ainsi qu’une communauté d’entraide et de partage bienveillante.