Manger la nuit sans faim ou boulimie nocturne : que faire ?

La boulimie nocturne est appelée, en fait, hyperphagie nocturne. Il s’agit d’une pathologie faisant partie des troubles du comportement alimentaire.  Les personnes en souffrant, se lèvent par nuit avec une envie compulsive de manger, bien souvent sans aucune faim, et ne peuvent pas y résister. Il s’agit bien souvent de réveils avec une envie incontrôlable plus de se remplir que de manger. Que faire face à ces compulsions ? Comment cesser ces crises de boulimie nocturne ?

 

Différencier la boulimie nocturne des fringales nocturnes

Avant d’agir sur quoique ce soit, il est primordial de définir les causes des boulimies nocturnes.

Tout d’abord, sont-ce vraiment des crises de boulimies ?

Manger la nuit sans faim ou souffrir de boulimie nocturne, est à différencier d’un réveil le ventre appelant la faim. Il s’agirait alors de « simples » fringales nocturnes. Fringales qui peuvent être rééquilibrées juste en revoyant son alimentation diurne, parfois il s’agit uniquement d’un rééquilibrage. Avoir faim exceptionnellement la nuit, peut être due à un repas plus léger que d’habitude, si cela reste réellement de l’ordre de l’occasionnel, un rendez-vous avec un nutritionniste suffira à pallier le problème. Il s’agit donc ici d’un problème purement physique qui rentre dans l’ordre très rapidement.

Une fringale, faim, la nuit peut venir aussi d’un diabète, si toutefois le taux de sucre baisse trop dans le sang, le système cellulaire va envoyer l’information au cerveau de faim, pour obtenir un apport suffisant en sucre.

Ici, je parlerai donc des boulimies nocturnes, sans faim et irrépressibles, dues davantage à des causes psychologiques. L’anxiété dont découlent dépression, grande tristesse, stress post-traumatique poussent à se réfugier dans la nourriture.

Une des causes principales des boulimies nocturne : la restriction cognitive.

Si tu me suis sur les réseaux sociaux tu m’entends souvent parler de la restriction cognitive.

Qésako ?

Il s’agit de ta manière de penser ton alimentation et les efforts que tu mets dans ta restriction alimentaire dans le but de perdre du poids ou de ne pas en prendre.

En se mettant en restriction alimentaire par le biais de la pensée, la cognition, durant la journée, lors du relâchement de la nuit, les envies non assouvies reviennent d’autant plus fort, sans possibilité de contrôle.

 

Comment cesser ces crises de boulimie nocturne ? 

Concernant les fringales, nous l’avons vu plus haut, la plupart du temps un nutritionniste est suffisant.

Concernant, les causes psychologiques, il est essentiel de faire un travail de fond sur le comportement et la pensée, d’où l’intérêt des TCC (thérapies cognitivo-comportementales) et de la PNL.

Puis, en parallèle, de faire un travail pour réapprendre à faire confiance à son corps et à son alimentation. Il s’agit ici de se libérer de pensées récurrentes générant de l’anxiété, celles-là même qui mènent à l’obsession alimentaire.

Le travail s’effectue donc à différents niveaux,

  • Avec des exercices afin de se réapproprier l’alimentation et dé-diaboliser toutes les croyances instaurée sur cette dernière. Avec le travail sur l’alimentation, la personne accède de  nouveaux à tous les aliments, (et, je le rappelle, les aliments interdits, ça n’existe pas !) et se libère ainsi de la culpabilité.
  • Avec des exercices de reconnexion au corps, car bien souvent, on constate un manque d’estime de soi
  • Avec des exercices comportementaux afin d’apprendre à gérer l’anxiété générée par la situation.

Les boulimies nocturnes et l’insomnie : qui est l’œuf ou la poule ?

Pourquoi cette question ?

Parfois j’entends, je suis insomniaque donc je mange.

Parfois c’est peut être le cas, par exemple en cas de diabète. Mais bien l’insomnie vient souvent de l’anxiété (si d’autres pathologies n’ont pas été constatée : ronflement… apnée du sommeil..).Et on en revient au problème principal : l’anxiété qui touche de plus en plus de personne.

La boulimie nocturne est un trouble alimentaire qui crée l’insomnie, et qui peut devenir chronique, c’est-à-dire  à répétition et c’est là qu’il faut agie en TCC, tant sur l’alimentation que sur l’état de pensée et l’état émotionnel de la personne.

Les anxiolytiques peuvent aider à passer un cap si toutefois il y a en parallèle tout le travail comportemental.

Les somnifères sont pour ma part à proscrire car ils « endorment » le problème. C’est comme si on mettait un pansement sur une plaie infectée que se passerait-il ? L’infection se propagerait.

Il en est de même avec votre cerveau. Si vous l’endormez, il se rappellera à votre bon souvenir et vous risquez de faire davantage de boulimie en journée et vous enfoncer dans le problème.

L’approche proposée dans la Méthode S. Bulot® est basée sur un accompagnement holistique : le corps, le mental et l’esprit. En travaillant sur les pensées et le comportement alimentaire le jour, les soucis de boulimies nocturnes se résolvent d’eux même.

Si tu souhaites vraiment te libérer, inscris-toi ci-dessous et je t'offre :

1. Un ebook avec les 3 axes pour se libérer de la boulimie
2. 7 jours d'exercices concrêts pour te permettre d'avancer sur la libération de l'alimentation émotionnelle.

https://www.jesuispositive.com/optin-3-cles-liberation-alimentation-emotionnelle/

Si tu le souhaites, tu peux également t'inscrire à ma conférence "Comment se libérer de la boulimie, de l'hyperphagie pour de bon?" Tu vas y découvrir les 6 étapes essentielles pour sortir des troubles alimentaires, en investissant ton énergie au bon endroit, et sans partir dans tous les sens

Au plaisir d'échanger avec toi dans les commentaires

Positivement

Sylvie Bulot