Troubles alimentaires

En plus d’être sophrologue, je me suis spécialisée dans les thérapies comportementales ,concernant les divers troubles alimentaires, tel que la boulimie/anorexie ou l’hyperphagie.

Se sortir de la boulimie c’est possible!

On ne naît pas boulimique, on le devient. Partant de cela , on peut s’en sortir. CQFD!

Qu’est-ce-que la boulimie ?

C’est ne vivre que par et pour la « bouffe », elle devient une raison de vivre pour vous, exacerbant la peur, la joie, la tristesse, la colère (certaines sont à tort comme moi déclarées bipolaires), provoquant honte et culpabilité supplémentaire, un dégoût de soi-même.

La boulimie anorexie entraîne fatigue, problèmes digestifs, problèmes hormonaux, problèmes dentaires, perte de mémoire, crampes, vertiges. La boulimie n’est pas une psychose, même si certaines boulimiques peuvent être, en plus, psychotiques.

Au-delà des symptômes, manger, vomir ou pas, que se passe-t-il ?

A l’intérieur de soi, la boulimique est dévastée, chaque événement contrariant ou juste parole indélicate prend une ampleur démesurée, elles se rabaissent en permanence et feront tout pour avoir et mériter l’amour des autres jusqu’à devenir le spectre d’elles-mêmes. Fréquemment, la boulimie s’accompagne, d’autres addictions : cigarette, sexe, alcool, drogue … Elles sont tellement mal que beaucoup d’entre elles parlent même de suicide.
Bien souvent, avant d’entrer dans les groupes de thérapie, elles ont déjà « tout » essayé. Mais arrêter la boulimie n’est pas une question de volonté ! Mais on s’en sort !

Comment se passe la thérapie de groupe boulimie et trouble de comportement alimentaire (TCA) ?

Lors des groupes de thérapies je me dois de casser la coquille qu’elles se sont forgées pour entrer en communication, en relation, avec elles. Relation ! Le mot est lâché !

La boulimique ne peut pas entrer en relation avec l’autre que ce soit du domaine professionnel, ni même personnel, elle se sent toujours en décalage avec tout ce qu’elle vit, comme à côté de ses pompes.

Pourtant dans le domaine social, les boulimiques anorexiques sont plutôt brillantes. La première chose que je leur dit avec bienveillance « Fais tes crises de boulimie autant que tu veux on n’est pas là pour parler de ça ». Bien sûr ça déstabilise.

Mais de savoir que moi aussi je suis passée par cet enfer, les rassure, il faut le temps que la confiance s’installe puis, très vite, elles prennent conscience qu’elles ne sont pas seules.

Toutes les boulimiques ont eu dès les premiers mois de leur vie un problème identitaire avec leur mère, entre le besoin de manger et le désir de plaire. Elles ont cette peur de tout ce qui chez elle ressemble à leur mère et nient toutes ces ressemblances.

Quand je suis passée en 4ème « verte », ça a été un choc et cauchemar pour moi car je détestais le vert, couleur préférée de ma mère, j’ai même demandé à changer de classe (il faut savoir que ma mère enseignait dans la dite institution), demande refusée, j’ai vécue cette année-là avec tellement d’angoisse, c’est même à partir de cette année-là que je n’ai plus travaillé en classe.

Idiot, pensez-vous ? Et pourtant c’est ainsi que les boulimiques fonctionnent.

Aujourd’hui, j’aime le vert, tous les verts et j’en porte dans mes vêtements. Les crises de boulimie se sont estompées doucement, j’ai pu dire « je t’aime » à ma mère. L’enfant a pris son envol émotionnel et s’assume seule. Apporter une aide concrète est essentielle pour moi.

Durant les groupes,qui sont composés d’environ 10 à 15 filles qui s’immergent pendant 2 jours, je les aide petit à petit à construire la confiance et l’estime d’elles, l’amour d’elles-mêmes. Les filles s’engagent sur 18 groupes, en effet se reconstruire prend du temps.

Les groupes ont lieu 1 ou 2 week-end par mois, les dates sont sur l’agenda du site.
Je pense aussi important que les personnes qui vivent auprès d’elles lisent ces lignes.